Paristeampunk

09 septembre 2018

Serres : mise à jour du comparatif

Serres, comparatif des dimensions au solLe panorama et comparatif des serres (Serres : panorama et comparaison des dimensions au sol) vient de recevoir une importante mise à jour, tant d'un point de vue présentation que contenu. Le nombre de nouvelles serres (dont de nouveaux pays) est tel que le comparatif a plus que doublé de taille (de 87 sites à 217). J'en ai également profité pour améliorer la présentation de certaines serres existantes, en précisant des informations textuelles qui me manquaient jusqu'à présent (dates, architectes, etc.) et en améliorant certains plans (j'y ai parfois ajouté des parois intérieures en mettant de côté l'idée de ne dessiner que les contours extérieurs, afin de ne pas se faire de fausse idée quant aux dimensions internes de certaines serres au sein d'un complexe vaste, comme à Longwood aux États-Unis).

La présentation se déploie désormais sur trois colonnes, par ordre alphabétique descendant (pour certains pays comme la France et le Royaume-Uni, le comparatif s'étale sur plusieurs images : il faut lire les colonnes de gauche à droite et revenir à gauche chaque fois que le titre "France (suite)" apparaît). J'ai ajouté des numéros pour mieux se retrouver dans le cas de gros complexes de serres. L'ensemble est encore petit à lire sur la page, car les images sont réduites (ne pas hésiter à cliquer sur les images pour les afficher en grand). Il me reste à mettre à jour la liste exhaustive des serres présentées dans le comparatif (la liste qui se trouve après les images) ainsi que l'article connexe sur les sources utilisées.

Si la liste s'est vue ajouter de nombreux sites de toute première importance, les petites serres privées se sont également multipliées (et il en reste sûrement des centaines non référencées ici), dont la superficie au sol est parfois très faible en comparaison des sites plus gros. J'hésite à scinder le comparatif en deux, en mettant d'un côté les jardins botaniques et grosses demeures (anglaises notamment), et d'un autre côté les petites serres privées et jardins d'hiver. Cela va notamment dépendre des mises à jour ultérieures, si je trouve toujours plus de ces petites serres à ajouter...

Au fil des pays, j'ai aussi opté pour laisser les références de serres dont je n'ai pas de plan ou de photo. C'est essentiellement pour ne pas les oublier et continuer à chercher des infos sur ces serres disparues... Pour le Royaume-Uni, le site de la National Library of Scotland qui donne l'accès à une carte ultra-détaillée de tout le Royaume-Uni au début du siècle (aidé du site Britain from Above pour les photos d'époque) est une ressource inépuisable pour retrouver la trace et les plans des serres détruites et parfois oubliées. Avoir l'équivalent pour le reste du monde serait un rêve... Pour certaines serres d'autres pays, j'ai dû me contenter de plans schématiques. J'espère pouvoir préciser ces plans un de ces jours.

Enfin, il n'y a dans la majorité des cas qu'une photo de chaque serre (et souvent d'extérieur). Je vous invite à jeter un coup d'oeil sur Google à chacune de ces serres et les découvrir sous d'autres angles, car ce sont toutes de véritables trésors, tant architecturaux que botaniques et paysagers...

Posté par vorador2116 à 18:38 - - Commentaires [1]
Tags :

21 mai 2018

Les serres-aquariums à Victoria Regia

Au 19e siècle, parmi toutes les plantes que l’on rapporte de l’autre bout du monde, il y en a une particulièrement difficile à acclimater que l’on rêve d’avoir dans son jardin : la Victoria amazonica (ou Victoria regia).

Cette plante aquatique tropicale de la famille des nymphéacées, aux larges feuilles flottantes pouvant atteindre 3 mètres de diamètre et aux fleurs magnifiques, nécessite beaucoup de lumière, d’humidité et de chaleur. Elle est découverte en 1801 en Bolivie par le botaniste Thaddäus Haenke (après l’expédition Malaspina).

Victoria_endroit_2

Victoria amazonica

Comme on l’a vu dans l’article sur l’origine des serres, la question de reproduire ces conditions climatiques se voit résolue à partir des années 1830, date à laquelle on commence à construire les premières serres monumentales (voir aussi l'article sur les serres du jardin des plantes) : amélioration des techniques de construction en fer, accroissement de la superficie des baies vitrées, conception de systèmes de chauffage par thermosiphon, qui transporte de l’eau ou de la vapeur d’eau et permet un chauffage plus efficace et plus constant que les poêles.

C’est le Royaume-Uni qui va arriver en premier à acclimater ces plantes. Le duc de Devonshire et le duc de Northumberland se lancent dans une course effrénée pour faire fleurir en premier la Victoria amazonica. Le premier détient notamment, sur son domaine de Chatsworth, la Great Stove, serre monumentale construite par Joseph Paxton et Decimus Burton entre 1836 et 1841. Le second possède quant à lui le domaine de Syon House, où se trouve la très belle serre-orangerie datant de 1827.

Great Stove   Syon Park

La Great Stove de Chatsworth (Joseph Paxton et Decimus Burton, 1836) et la serre de Syon Park (Charles Fowler, 1827)

Les premières graines de Victoria amazonica qui arrivent en 1846 ne germent pas. Il faut attendre le second lot provenant de Bolivie et rapporté en 1847 pour le compte du domaine royal de Kew pour obtenir des résultats significatifs. Joseph Paxton obtient de Kew quelques graines, qu’il arrive à faire germer au domaine de Chatsworth dans une petite serre et son bassin construits pour l’occasion. En deux mois, les feuilles atteignent 1,20 mètre de diamètre. La plante grossit tellement qu’il faut la changer plusieurs fois de bassin. Enfin, le 9 novembre 1849, la première fleur éclot.

Chatsworth_Victoria_Regia_LIN_1849-

« On unbent leaf in fairy guise, Reflected in the water, Beloved, admired by hearts and eyes, Stands Annie, Paxton's daughter... » La fille de Joseph Paxton se tient sur une feuille de Victoria dans le bassin spécialement conçu pour la plante, à Chatsworth (journal daté du 17 novembre 1849).

Les jardins botaniques royaux de Kew ne tardent pas à voir fleurir leurs propres plantes, le 21 novembre 1849, et à Syon House, on réussit également à faire fleurir les Victoria, et à maintenir la floraison sur une longue période. L’impact de ces premières floraisons est tel que le 15 novembre, le duc de Devonshire offre sa première fleur à la reine Victoria et lui donne son nom en son honneur. Quant à Joseph Paxton, Il s’inspirera, dit-on, de la forme nervurée de la feuille de Victoria pour dessiner son futur Crystal Palace en 1851.

1851_Crystal-Palace   Victoria_envers_2

La façade du Crystal Palace en 1851 (Joseph Paxton) et l’envers d’une feuille de Victoria.

Il faut un réceptacle pour ces plantes magnifiques. Joseph Paxton s’emploie à concevoir une structure plus conséquente et plus pérenne pour la Victoria regia (environ 16 mètres de côté). À Kew, la serre des nénuphars (Waterlily House) est construite en 1852 par Richard Turner (les premières floraisons ont dû se faire dans la Palm House, construite en 1848). La conception des deux édifices est assez similaire : bassin rond et édifice carré.

Chatsworth_Joseph-Paxtons-purpose-built-Victoria-regia-House-11

Plans de la serre prévue par Joseph Paxton pour le domaine de Chatsworth (1849-1850) : environ 18,5×16 m.

Kew_waterlily

La Waterlily House de Kew, construite par Richard Turner en 1852 : 14×14 m et 6 m de haut.

Un peu partout, on se met à construire des « serres-aquariums », à savoir des serres surchauffées contenant un bassin central. À Paris, selon Yves-Marie Allain dans son ouvrage Une histoire des serres, Charles Rohault de Fleury, l’architecte du jardin des plantes qui a construit les serres en 1836, visite lors de son second voyage en Angleterre (1851) les serres de l’horticulteur Perry, près de Londres, et relève des données précises des températures à l’intérieur de la serre à Victoria : celle de l’air de l’ordre de 33 °C (ne descendant pas en dessous de 24 durant la nuit), celle de l’eau à 28 °C. Il fait alors construire la serre-aquarium du jardin des plantes à Paris en 1854, sur la terrasse située devant les serres courbes de l’époque. Cette serre n’existe plus aujourd’hui (il faut noter qu’à cette époque, la grande galerie de zoologie n’existait pas encore, pas plus que le premier jardin d’hiver monumental de Jules André, construit en 1889 et qui sera remplacé par le jardin d’hiver de René-Félix Berger en 1936).

Jardin des plantes_jardin d'hiver

Les serres du jardin des plantes de Paris dans les années 1920. Les pavillons de Rohault de Fleury sont au fond, la serre de Jules André se trouve à droite. La serre à gauche sur la photo pourrait être celle ayant abrité les Victoria amazonica.

Si les bassins sont d’abord rectangulaires, la forme ronde, qui fait écho aux feuilles de la plante, est rapidement utilisée. On conçoit alors la serre dans son ensemble de manière circulaire ou polygonale, surtout en Europe, où la première fleur de Victoria éclot le 5 septembre 1850 dans les serres de Louis van Houtte, à Gand (Eduard Ortgies , responsable des Victoria regia chez van Houtte, travaillait en 1849 avec Joseph Paxton au domaine de Chatsworth et a supervisé la toute première éclosion). La serre ronde n’est pas une idée nouvelle : John Claudius Loudon, botaniste et auteur de nombreux ouvrages sur l’horticulture, en a dessiné différents modèles dès 1817 (et on savait déjà faire des dômes en armature de fer, il suffit de voir celle réalisée pour la halle au blé de Paris, en 1811-1812).

1817_Loudon02

Plans de serre en forme de dôme par John Claudius Loudon dans son Remarks on the construction of hothouses, 1817.

La structure type consiste en une base en maçonnerie, d’environ 1 mètre de haut, qui soutient la structure métallique, cette dernière pouvant être curviligne (dôme plus ou moins écrasé ou étiré) ou droite (conique ou en forme de chapiteau : un cylindre plus ou moins haut soutenant un toit conique, parfois surmonté d’une lanterne). Ainsi, l’architecture de l’édifice, vu du dessus (ou de dessous), rappelle la forme même des feuilles de Victoria. Entre le bassin central et la paroi vitrée, le passage est généralement étroit, de l’ordre de 1 mètre. Dans certaines serres, comme celle de Bary à Strasbourg, un second bassin torique, épousant le pourtour intérieur de la serre, englobe le bassin central et la voie de circulation. Celui-ci accueille généralement nymphéas et autres plantes aquatiques.

Strasbourg_Serre_dodécagonale_de_Bary02

Plan en coupe de la serre de Bary, au jardin botanique de l’université de Strasbourg (1884, Hermann Eggert). Cette serre ronde, qui n’a jamais été profondément modifiée, est la seule encore debout en France.

Lyon_Parc de la tête d'or_agrandissementVictoria

Plans en coupe et en élévation de la serre Victoria du Parc de la Tête d’Or (Lyon), construite en 1888, puis agrandie en 1929 pour accueillir le bassin périphérique (date du plan), avant d’être rasée et reconstruite en 1982 (les bassins sont conservés mais la nouvelle structure diffère fortement avec les lignes curvilignes du plan originel).

La plus emblématique de ces serres-aquariums est celle d’Alphonse Balat, l’architecte de la Cour de Léopold II, construite en 1854 dans le parc Léopold à Bruxelles. Elle s’appelle à l’époque « Serre à Victoria » ou « serre couronnée » en raison de sa lanterne ouvragée. Son plan est octogonal, chaque côté étant coupé par une large baie en arcade. La serre est ensuite déménagée au jardin botanique de Bruxelles (là où se trouve l’Orangerie, actuellement nommée Le Botanique), puis en 1941 dans le nouveau jardin botanique de Meise. Elle ne contient plus de Victorias, qui sont actuellement à l’intérieur du gigantesque palais des plantes, réalisé en 1958 (dans sa partie hexagonale en saillie). Alphonse Balat, quant à lui, s’est fait les armes avec cette petite serre avant de s’attaquer à l’édifice monumental de Laeken.

Meise_Serre Balat

La serre d’Alphonse Balat (1854) sur son site actuel. Elle ne contient plus de plantes aquatiques et est un peu décentrée dans le grand jardin botanique de Meise, mais elle reste accessible.

Il devait y avoir beaucoup de ces petits édifices ronds au 19e siècle, mais la plupart ont disparu, sans doute à cause de leur architecture fragile. Voici une petite collection de ce que j’ai pu retrouver au fil de mes recherches. Les légendes sont en gris quand il s'agit de serres qui n'existent plus.

Serres-aquariums

Sources (entre autres) :
» Gallica et HathiTrust (pour les textes anciens de Loudon etc.)
» bio-scene.org
» Yves-Marie Allain, Une histoire des serres
» Page Wikipedia (en) de la Victoria amazonica
» David Nielsen, Victoria regia's bequest to modern architecture

09 juillet 2017

Le Jardin d'hiver des Champs Elysées

Fiche_jardin d'hiver champ de mars

Sur les Champs Elysées, entre 1847 et 1851, on pouvait venir se retrouver sous l'immense toiture vitrée du Jardin d'hiver.

Champs Elysees_Jardin d hiver 01bis

À cette époque, le coin des Champs Elysées était bien différent de ce qu'on peut voir aujourd'hui. Les terrains étaient encore peu bâtis, et de vastes champs et jardins s'étendaient alentour, jusqu'à la butte Chaillot. Le coin n'était pas toujours très sûr le soir, mais de profondes mutations étaient à venir :

– À partir de 1836, l'Arc de triomphe (commencé en 1806) s'élevait sur la place de l'Etoile.
– Entre 1845 et 1855, il y avait également un vaste hippodrome (il y en a eu jusqu'à 5 dans Paris, d'allures très diverses. Nous reviendrons prochainement sur l'hippodrome de l'Alma et celui de Montmartre). Place privilégiée pour des ascensions aérostatiques, c'est notamment là que le 24 septembre 1852 s'éleva l'aérostat Giffard .
– À partir de 1853, Jacques Hittorff (l'architecte notamment de la garde du nord et du cirque d'hiver), qui avait construit sur les Champs la "Rotonde des panoramas du grand carré des jeux" (1839-1856) et le Cirque d'été (1841-1900) dans le carré Marigny, eut pour tâche de réaménager la place de l'Etoile et les Champs jusqu'à la Concorde.
– En 1855, le Palais de l'industrie et la galerie des machines seront édifiées, non loin de la place de la Concorde, pour l'Exposition universelle de 1855 (la première française). L'ensemble engloba par ailleurs le panorama construit par Hittorff. Ce Palais fut détruit vers 1898 pour laisser place au Grand Palais et au Petit Palais (Exposition universelle de 1900).
– En 1855 également, Gabriel Davioud (le papa du Palais du Trocadéro, construit pour l'Exposition universelle de 1878) construit le Panorama national, également nommé Panorama des Champs Elysées, qui devient en 1893 le Palais de Glace, puis en 1981 le théâtre du Rond-Point .
– Le théâtre Marigny , quant à lui, existe depuis 1855 sous sa première forme (construit par Hittorff), et depuis 1880 sous sa forme actuelle, construit par Charles Garnier (l'architecte de l'Opéra).
– Enfin, le Petit et le Grand Palais ont été élevés à l'emplacement du Palais de l'industrie pour l'Exposition universelle de 1900.

Autant dire qu'en 1847, à part l'Arc de triomphe et les deux rotondes de Hittorff, rien de tout ceci existait.

Av_des_Ch_Elysées_au_XIXe_Felix_Benoist

Avenue des Champs-Élysées vue du haut de l'Arc de Triomphe, Félix Benoist (1818-1896)

Et en matière d'architecture métallique, nous n'étions pas beaucoup plus avancé. Par exemple, le Crystal Palace (Londres) date de 1851, élaboré, comme on l'a vu dans un article sur l'origine des serres, à partir des recherches sur l'élaboration de serres de taille suffisamment grande pour acceuillir les grands palmiers et autres plantes exotiques importées des tropiques. Et si la rotonde de la halle au blé (Bourse du commerce) date de 1811, et les serres du jardin des plantes de 1836, les constructions métalliques en France n'étaient pas encore monumentales.

Le jardin d'hiver des Champs Elysées marquera les esprits par ses dimensions gigantesques pour l'époque, malgré sa durée de vie très courte. Bâti, grâce à des fonds privés, par l'architecte Meynadier et l'ingénieur Rigolet, l'édifice, situé aux environs du numéro 25 de l'avenue, avait la forme d'une croix longue de 100 mètres, large de 65. Son dôme s'élevait à 18,5 mètres, une prouesse à l'époque !

Champs Elysees_Jardin d hiver 07bis

Plan, élévation et vue en coupe

L'entrée était payante, mais plus de 40 000 visiteurs s'y promenaient sous sa voûte chaque mois. Ils y achetaiet des fleurs, prenaient le thé, discutaient, lisaient le journal et dansaient ou assistaient à des représentations. Il est dit que c'est dans ce jardin d'hiver qu'Adolphe Sax essaya pour la première fois son instrument à vent, le saxophone.

Champs Elysees_Jardin d hiver 02bis
 
Champs Elysees_Jardin d hiver 04bis

Victor Hugo s'y déplaça également et le décrivit comme "une immense cage de fer, à deux nefs en croix, grande comme quatre ou cinq cathédrales, et revêtue d'une vitrine". Il ajouta : "Quand on y entrait, l'oeil se fermait dans l'éblouissement d'un flot de lumière ; à travers cette lumière, on distinguait toutes sortes de fleurs magnifiques et d'arbres étranges, avec les feuillages et les attitudes des tropiques et des Florides, bananiers, palmiers, lataniers, cèdres, larges feuilles et énormes épines, branches bizarres tordues et mêlées comme dans une forêt vierge."

Champs Elysees_Jardin d hiver 06bis

(Image : Gallica.fr )

Malgré les critiques élogieuses et la bonne fréquentation, la société d'exploitation fit faillite en 1851. le jardin d'hiver ne tarda pas à être démoli pour laisser place, à partir de 1856, à l'hôtel de la Païva (qui fut lui aussi un chantier pharaonique).

Sources :
» Page wiki de la place de l'Etoile , et celle des Champs Elysées
» Livre De l'orangerie au palaise de cristal : une histoire des serres (Yves-Marie Allain, éditions Quae, 2010)

Image du jour : le Grand Palais lors du Salon de l'automobile (1912)

1900_Grand Palais pour le salon de l'auto en 1912

Salon de l'automobile de 1912 dans la nef du Grand Palais (1912)
© photo Bnf /agence Rol | Paris, France | Rmn - Grand Palais

J'ai trouvé cette photo sur la page "Le Grand Palais ou la Petite Sibérie" (site du Grand Palais), qui renvoie par ailleurs à la page Google Art Project du Grand Palais (partie "Les premières années" , qui présente bien d'autres très jolies photos lors des salons de l'automobile ou aréonautiques...

J'aime notamment bien les vastes luminaires au niveau de la coupole et sur les ailes, que je n'avais jamais remarqués jusqu'à présent. Je n'ai pas l'impression qu'ils datent de la construction, ils auraient donc été ajoutés ultérieurement.

Posté par vorador2116 à 18:52 - Commentaires [0]
Tags : ,
01 juillet 2017

[États-Unis] Édifice du jour : l'ancienne bibliothèque de Cincinnati

1874_Cincinnati_main-hall_3357891281_o_2

L'ancienne bibliothèque de Cincinnati (Cincinnati Public Library, Ohio, située au 629 Vine St.) a ouvert en 1874. Le hall principal comprenait 5 étages de rayonnages montés sur une gracieuse architecture en fonte, et un atrium central au plafond percé par un puits de lumière, apportant un éclairage supplémentaire aux grandes baies vitrées latérales.

Alcôves, coursives, escaliers en spirale... le métal était partout.

1874_Cincinnati_main-hall_3359575743_o_2

1874_Cincinnati_main-hall_3359176957_o_2

Conçue par J.W. McLaughlin, l'extérieur, modeste malgré l'entrée surmontée des bustes de William Shakespeare, John Milton et Benjamin Franklin, ne rendait pas hommage à ce gigantesque hall et à ses salles de lectures, qui pouvaient contenir jusqu'à 300 000 ouvrages.

1874_Cincinnati_reading-room-main-library_3358668808_o_2

1874_Cincinnati_fiction-alcove-main-library_3392856278_o_2

En 1955, afin de proposer un nouvel espace aux usagers dont le nombre continuait sans cesse de croîte, une nouvelle bibliothèque a été ouverte. L'ancien site, qui souffrait d'un manque de rénovation, a été simplement démoli, dans l'indifférence générale, pour laisser place à un parking...

1874_Cincinnati_demolitionlibrary_2

La destruction de la bibliothèque en juin 1955...

Sources :
» Le compte Flickr de la Public Library of Cincinnati and Hamilton County
» La page de Messy Nessy qui m'a fait découvrir le site
» La page de Flashbak

Posté par vorador2116 à 13:53 - - Commentaires [1]
Tags : ,
26 juin 2017

Bourse du commerce : le projet dévoilé

2017_Tadao Ando_renovation Bourse du commerce 01

Intérieur de la maquette de la Bourse du commerce : projet de Tadao Ando (Photo Patrick Kovarik / AFP)

On l'avait vu dans cet article sur la Bourse du commerce (ancienne halle au blé) : l'édifice va abriter les collections de la Fondation Pinault, et un vaste chantier de rénovation/adaptation est prévu. C'est Tadao Ando qui s'en charge, et il compte notamment construire en son centre un vaste cylindre de 9 mètres de haut, et je ne sais pas pour vous, mais j'ai un peu l'impression que cela va fortement gêner la vue sur le dôme de 1812, une des plus anciennes structures métalliques en France (et selon l'AFP, le plus vieux dôme métallique au monde), et irrémédiablement modifier le panorama intérieur, créé par Blondel (rénovations de 1889), dans sa verticalité, du sol jusqu'au dôme, qui ne sera plus visible qu'à partir du premier étage... J'attends plus de détails sur les projet pour voir ce que ça va donner...

2017_Tadao Ando_renovation Bourse du commerce 02

Vue extérieure de la maquette de la Bourse du commerce (Photo Patrick Kovarik / AFP)

Sources : AFP via notamment les articles du Parisien et du Point.

Posté par vorador2116 à 22:18 - - Commentaires [0]
Tags : ,