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Paristeampunk
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Paristeampunk
29 août 2011

Image du jour : Le Palais du Champ de Mars de l'expo de 1878

Exposition universelle 1878 Palais du Champ de Mars
Exposition universelle de 1878 : le Palais du Champ de Mars
(Ingénieur Henri de Dion)
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28 août 2011

Exposition universelle de 1855 : d'hier à aujourd'hui

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
© ND / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Il ne reste presque rien de la première exposition universelle française de 1855.
La France avait en tête le gigantesque Crystal Palace de Londres pour l'expo de 1851 et désirait faire encore plus majestueux.

L'expo universelle de 1855 s'étalait sur quatre grands édifices : le Palais de l'Industrie, donnant sur les Champs-Elysées, à peu près à l'emplacement des Petit et Grand Palais ; la rotonde du Panorama, directement reliée à l'arrière du Palais de l'Industrie par une courte galerie ; la longue galerie des machines, annexes sur la Seine, reliée elle-même à la rotonde par une galerie ; et enfin le Palais des beaux-arts, qui se trouvait un peu en marge, plus loin sur les Champs.

Exposition universelle 1855 plan
Plan général de l'expositon de 1855

Le Palais de l'Industrie (architecte Victor Viel, ingénieur Alexis Barrault) fut donc la première construction gigantesque qui fut bâtie à Paris pour accueillir les exposants du monde entier. C'était un édifice de métal et de verre, mais... dissimulé derrière de hauts murs de pierre de taille, afin de ne pas trop choquer la vue des passants. Au final, le bâtiment fut décrié pour sa lourdeur, sa forme imposante aux pieds même des Champs.
La verrière était à 35 mètres de hauteur, pour une nef d'une dimension totale de 192 m par 48, soit à peu près celle de l'actuel Grand Palais. La façade elle-même faisait 208 mètres de long et était flanquée aux quatre coins de gros pavillons. La superficie totale de l'édifice était de 2 hectares, soit 20 000 mètres carrés.

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
Le Palais de l'Industrie, entrée des Champs-Elysées
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
Remise des récompenses au Palais de l'Industrie
© Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Exposition universelle 1855
Provost, Exposition universelle de 1855, vue de la grande nef du Palais de l'Industrie, 1855, Lithographie en couleurs, musée d'Orsay

Voici ci-après le plan de Paris de 1855 placé en superposition du plan actuel. On y voit bien l'emplacement qu'avait les différents bâtiments de l'exposition, et leur taille par rapport aux Petit et Grand Palais.

Exposition universelle 1855 Plan général

Exposition universelle 1855 Plan général
Plans de 1855 et d'aujourd'hui, superposés

 

Beaucoup plus petit que le Crystal Palace, le Palais de l'Industrie dut être complété par une très longue galerie, la Galerie des machines : 1 200 mètres le long de la Seine ! pour une hauteur de 17 mètres.

Exposition universelle 1855 Galerie des machines
La Galerie des machines le long de la Seine
© Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Exposition universelle 1855 Galerie des machines
La Galerie des machines
© Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Exposition universelle 1855 Galerie des machines
Intérieur de la galerie des machines pour une exposition agricole en 1856
© Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Il est difficile de trouver des informations précises et de belles photos de la rotonde dite du "Panorama". Il s'agirait d'un édifice de Jacques Hittorff construit en 1839 et intégré aux autres pavillons, puis détruit rapidement après l'expo. L'actuel Théatre du Rond-Point comme d'autres "panoramas" célèbres à Paris ne datent pas de l'expo.

Enfin, le Palais des beaux-arts était situé plus loin, avenue Montaigne, et fut lui aussi détruit peu après.

Exposition universelle 1855 Palais des beaux-arts
Façade du Palais des beaux-arts

 

Exposition universelle 1855 Palais des beaux-arts
Intérieur du Palais des beaux-arts
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Le Palais de l'Industrie n'avait pas pour but d'être démoli aussitôt l'exposition terminée. Il servit à diverses expositions d'art et agricoles, mais aussi aux expos universelles de 1878 et 1889. Il ne fut démoli que pour être remplacé par les Petit et Grand Palais pour l'exposition de 1900.

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
Palais de l'Industrie pour une expo d'horticulture et de statues en 1857
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

 

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
Palais de l'Industrie pour une expo ultérieure

 

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie

Exposition universelle 1855 Palais de l'Industrie
Destruction du Palais de l'Industrie en 1899

 

Globalement, cette exposition universelle de 1855 fut déficitaire, avec un coût total de 11 340 000 francs pour une recette de 3 200 000 francs. 5 162 330 visiteurs furent recensés.
De cette exposition, dans Paris, il ne reste pas grand chose, à part un groupe de statues, "La France couronnant d'or l'Art et l'Industrie", qui se trouvait sur le fronton de l'entrée du Palais (à l'origine, le Palais de l'Industrie s'appelait Palais des beaux-arts et de l'Industrie, vu que toute l'expo devait y entrer). Ce groupe de statues, en mauvais était, peut être admiré au parc de Saint-Cloud, près de l'entrée du musée national de céramique de Sèvres.

On retrouve également une partie des structures métalliques du Palais de l'Industrie dans l'église notre-Dame-du-Travail, dans le 14e arrondissement, construite en 1899 pour les ouvriers du chantier monumental de l'expo de 1900, ainsi que dans certaines halles et usines d'Ile-de-France.

Il y a enfin l'ancien Pont de l'Alma, construit en 1854 et qui devait servir pour l'exposition (mais fut inauguré un an plus tard). Il contenait 4 gigantesques statues, dont une seule est encore présente sur l'actuel pont de l'Alma : le célèbre zouave qui sert d'instrument populaire de mesure des crues de la Seine. Le Chasseur à pied est visible depuis l'autoroute A4 contre le mur sud de la redoute de Gravelle dans le bois de Vincennes, à Joinville-le-Pont, le Grenadier est à Dinjon, et l'Artilleur est à La Fère.

Le plan ci-après donne l'emplacement grossier des éléments encore existants de l'exposition de 1851. Il faut cliquer dessus pour en voir une plus grande version.

Exposition universelle 1855 Localisation des vestiges aujourd'hui
Localisation actuelles des vestiges de l'expo de 1855

Sources :
article Wikipédia
expositions-universelles.fr : l'exposition universelle de 1855 et le Palais de l'Industrie

27 août 2011

Image du jour : Les serres de l'expo de 1900

1900 Exposition universelle Serres
Exposition universelle de 1900 : les Serres
(médiathèque de l'architecture et du patrimoine)
26 août 2011

[Royaume-Uni] L'origine des grands palais de verre des expos universelles

Un premier article pour parler d'un bâtiment qui fut situé... à Londres et non à Paris ><

Mais le "Crystal Palace", construit pour la première des expositions universelles, à Londres, en 1851, préfigure l'architecture de la plupart des palais et galeries que l'on édifiera par la suite jusqu'au début du XXe siècle.

Contrairement à nos constructions parisiennes particulièrement éphémères, le Crystal Palace a survécu jusqu'en 1936, où un incendie finit de démolir le bâtiment fragilisé.

Conçu par Joseph Paxton, il consistait en une gigantesque voûte adossée à deux longues ailes, tout en ossature métallique, en bois et en verre. Il a été déplacé et remanié aussitôt l'expo terminée.

(Cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

Crystal Palace 1851
Vue extérieure (une fois déplacé et remanié)

 

Crystal Palace 1851
L'intérieur...

 

Crystal Palace 1851
Lors de l'exposition universelle de 1851...

 

Crystal Palace 1851
Le palace lors de l'expo

 

Crystal Palace 1851
Et le plan du palace et de ses jardins, une fois déplacé

 

A la vue des gens sous la voûte, on se rend compte de la masse colossale de l'ensemble. La structure faisait 138 m par 563 m (456 pieds par 1 848), avec une hauteur maximale sous verrière de 32 m (108 pieds), et de 19 m (62.25 pieds) pour les nefs. La superficie totale avoisinait les 70 000 mètres carrés. A titre de comparaison, la nef du Grand Palais fait 50 par 200 m, avec une hauteur sous voûte de 35 m, 45 m sous la coupole, et une surface de... 13 500 mètres carrés, soit 5 fois plus petite que celle du Crystal Palace.

Je ne rentrerai pas dans les détails de l'histoire du bâtiment, pour en savoir plus, voici l'article wikipedia.

 

26 août 2011

Paris, expositions universelles, révolution industrielle & co.

Bienvenue à tous !

Paristeampunk... Un projet assez obscur à première vue ! Parce qu'en fait... Je ne vais pas vraiment parler de steampunk ici (le courant littéraire et ses dérivés), ni vraiment de Paris dans son ensemble.

L'idée m'est venue quand, sur mon autre blog plus perso, j'ai écrit un rapide article sur les Expositions universelles de Paris, essentiellement pour parler d'architecture, et de grandeur perdue.
Beaucoup de gens affluent sur cette page avec comme mots-clefs "plan expo universelle 1900", ou "palais omnibus 1867", ou encore tout simplement "exposition universelle Paris".
Car oui, Paris a accueilli plusieurs fois les grandes expositions universelles (World Expo en anglais), qui sont nées au XIXe siècle et qui servaient à rassembler temporairement tous les savoirs et les techniques des nations participantes. Ces expos, c'était plein de ferraille, de verre, de vapeur et d'exotisme en tous genres. Et d'extravagance.
Mais que sait-on réellement de ces expos aujourd'hui ? Si on pose cette question à un passant dans Paris, on va obtenir comme réponse "la tour Eiffel" (oui, bien sûr), parfois "les Petit et Grand Palais", encore plus rarement "le Palais du Trocadéro" (oui mais lequel ?).
Mais sait-on seulement que l'extrême majorité des palais et pavillons que l'on a construits pour ces expos n'existent plus aujourd'hui ? Que c'était des prouesses techniques et architecturales aussi dingues que la tour Eiffel ? Quelle la superficie de certaines expos était tout à fait colossale ? Que chaque pays emmenait avec lui son pavillon  et qu'on avait donc au coeur de Paris tout un tas de bâtisses tout aussi exotiques les unes que les autres ?

Aujourd'hui, on a beaucoup oublié de cette époque d'avant la Première Guerre mondiale, ce XIXe siècle de folie, où deux révolutions industrielles chamboulèrent tout notre paysage agraire pour en faire un monde industriel et urbanisé. Et pas seulement... La science fit un énorme bond, avec la maîtrise de la vapeur, puis de la "fée électricité". Bien sûr, au début du XXe siècle, on pensait avoir tout découvert, et ces expos clinquantes et m'as-tu-vu étaient là pour le démontrer. Tapies dans l'ombre, les plus grandes découvertes du XXe siècle (radioactivité, relativité, théorie quantique, chaos, puis plus tard tectonique des plaques, ADN, etc.) étaient en gestation et allaient à nouveau tout chambouler et faire tourner la page. C'était également sans compter les deux Guerres mondiales qui mirent fin à l'opulence de ces expos (en France, la dernière date de 1937).
C'est une époque que je garde au fond de moi avec nostalgie. Non pas que tout y soit blanc, loin de là (c'était une démonstration de richesse là où, comme d'habitude, d'autres mouraient de faim quelque part dans le monde). C'est juste que... je trouve ça étrange, dommage, triste qu'il reste si peu de choses de cette époque dans le coeur et la mémoire des vivants. Et que trop peu de monde cherche à faire véhiculer ce savoir.
J'en parlais avec une personne née dans les années 30 : jamais elle n'a entendu sa famille proche mentionner quelque élément de ces expos. C'est à peine si elle avait entendu parler de l'expo coloniale de 1931 (où une réplique d'Angkor avait été présentée et avait captivé tous les parisiens), à la rigueur l'expo universelle de 1937, la dernière organisée par Paris, à la veille de la Guerre.

Et pourtant, il n'y a pas que la tour Eiffel et les deux Palais qui sont encore là pour témoigner de cette grandeur perdue. L'Atlantide parisienne est encore présente en maints endroits : constructions, statues, bas-reliefs qui ont été déplacés et conservés (oubliés) un peu plus loin.
Paris a un coeur steampunkien. Il suffit de se promener dans certaines rues pour retrouver encore l'âme de ce Paris fait de vapeur et de fer riveté, mélangé à toute la modernité qui l'entoure et finalement le met en valeur... quand on regarde au bon endroit.

Ce blog ne sera pas destiné à ne parler que de ces expo internationales et de leur empreinte sur le Paris moderne, mais également de tout un tas de reliques et d'héritages des XIXe et début XXe siècles (voire parfois un peu plus loin) qui nous permettent encore de rêver de ce temps révolu. En vrac, et liste non exhaustive : les passages couverts, les grands axes haussmaniens, les grands magasins, le métro, l'Opéra et les théatres, les gares, les cinémas...

Je ne serai pas exhaustif, ce blog n'a pas pour vocation à donner des leçons d'Histoire, mais plutôt d'inviter à la rêverie, de sensibiliser à l'architecture et aux petits détails qui passent inaperçus, de faire découvrir des choses et d'autres du Paris de cette époque, de proposer des promenades et des plans pour s'y rendre, etc.

Il y aura aussi un certain nombre de sujets (si j'ai envie) qui s'éloigneront un peu dans le temps et dans l'espace de cette base fondamentale, avec laquelle ils auront cependant toujours un petit lien.

J'espère que cette balade intéressera un certain nombre de curieux : simples passants internautes, visiteurs de Paris souhaitant en connaître davantage sur cet aspect de la ville lumière, personnes recherchant précisément quelque chose...

A bientôt !

 

Exposition universelle 1889 - Galerie des machines
Exposition Universelle de 1889. Galerie des machines (architecte Ferdinand Dutert, ingénieur Victor Contamin).
© Neurdein Frères / Roger-Viollet

 

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