12 novembre 2016

Spectaculaire Second Empire, au musée d'Orsay

Affiche Spectaculaire Second Empire

L'exposition Spectaculaire Second Empire, au musée d'Orsay , apporte un éclairage intéressant sur cette époque pleine de transformations et de grands projets architecturaux. J'aurais aimé un peu plus d'éléments sur les deux Expositions universelles qui ont été organisées par le régime impérial en 1855 et en 1867, qui ont vu la construction du Palais de l'industrie, sur les Champs Elysées, et du Palais Omnibus sur le Champ de Mars ainsi que d'autres structures éphémères participant à une course au gigantisme et au spectaculaire pour illustrer les richesses et les avancées technologiques du Second Empire, mais seules quelques photos sont présentées dans l'expo (dont une présentant une galerie annexe du Palais de l'industrie, que je ne connaissais pas, et qui montre donc un autre point de vue que l'habituelle grande verrière centrale).

Il y a néanmoins plein d'autres choses très sympathiques à voir, dont plusieurs tableaux relatant la construction du canal de Suez, et pour rester dans le sujet de ce site, on pourra également profiter de quelques représentations de l'intérieur du Château de Ferrières , qui a été construit entre 1855 et 1859 pour le compte du baron James de Rothschild par un certain... Joseph Paxton ! Le papa du Crystal Palace (1851), rien que ça. Certes, ce n'est pas une architecture métallique, mais selon la page wiki, l'escalier d'honneur du château serait une réplique de celui du Crystal Palace, ce qui rend déjà la visite du château pertinente.

» Spectaculaire Second Empire , Musée d'Orsay, du 27 septembre 2016 au 15 janvier 2017.


29 septembre 2016

Fun fact : Palais Omnibus VS Apple Campus 2

Petite comparaison amusante. Je me renseignais dernièrement sur l'avancée des travaux des nouveaux locaux d'Apple, le Apple Campus 2, et je suis tombé sur cette petite comparaison :

Comparaison Pentagone Apple Campus 2

(Source : kqed.org)

Cela m'a rappelé ma propre comparaison entre le Pentagone et les palais de quelques expositions universelles. Et celui qui se rapproche le plus par sa forme de l'Apple Campus 2, c'est bien le Palais Omnibus, construit sur le Champ de Mars en 1867.

comparaison taille Omnibus VS Apple Campus 2

Bref, le Palais Omnibus n'a pas à rougir de ses dimensions ! Légèrement plus allongé, plus haut (même s'il n'avait qu'un seul étage, contre 4 pour le Apple Campus 2), et une superficie au sol plus importante (à noter que dans le premier schéma réalisé par QKED, le chiffre de 2 820 000 sqft (262 000 m²) représente en fait la superficie totale des 4 étages visibles (les deux étages de "basement floor", c'est-à-dire les sous-sols, ont une superficie de 2 500 000 sqft, ce qui donne un total de 5 320 000 m², à comparer aux 6 636 360 du Pentagone). La superficie au sol (rayon extérieur de 760 feet – rayon intérieur de 580 feet) est en réalité autour de 70 500 m² (168 000 m² si on compte tout le centre dégagé), les plans fournis par cupertino.org (lien ci-dessous) donnent les valeurs exactes des différentes superficies).

Plus d'infos sur ce site d'exception qu'est l'Apple Campus 2 (avec photos du projet, vidéos d'avancement, etc.) :
» kqed.org (A Visit to Apple’s Secret New Headquarters)
» Macworld (Complete guide to Apple Campus 2)
» Page wiki du Apple Campus 2
» Plans complets fournis par Cupertino.org

Posté par vorador2116 à 01:31 - - Commentaires [0]
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13 octobre 2012

Du Trocadéro... au phare Amédée

Dernièrement, je suis allé voir l'exposition sur les phares au Musée de la marine, au Palais de Chaillot. C'était l'occasion pour moi de repasser voir les collections permanentes que je n'avais pas vues depuis des années, et de saluer brièvement l'ancien palais du Trocadéro (voir les précédents posts à ce sujet) :

Voûte du palais du TrocadéroColonne du Trocadéro

La verrière du côté du Musée de la marine, et côté Cité de l'architecture, les colonnes du pavillon d'entrée, que je n'avais jamais montrées et qui datent bien du premier édifice mais qui ont été dissimulées lors de la profonde modification de 1937. Ces colonnes restent cachées côté Musée de la marine. Les deux pavillons de chaque côté de la place flanquaient autrefois l'énorme salle de spectacle centrale, aujourd'hui disparue. On pouvait passer d'un côté à l'autre du Trocadéro en empruntant ces sortes de passages à colonnes.

C'était aussi l'occasion de voir certaines curiosités fort steampunkiennes au milieu de toutes ces merveilleuses maquettes de bateau, sous-marins, dirigeables... (N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour voir des plus grandes versions.)

ScaphandreScaphandre

ScaphandreHélice de bateau

Un des premiers scaphandres, datant de la fin du XIXe siècle (qui n'a jamais servi, et on comprend un peu pourquoi !), et le détail d'une maquette d'un navire du XIXe siècle, avec sa coque renforcée de métal.

L'exposition des phares elle-même, si elle manque à mon sens de nombreuses photos actuelles, grand format, de phares du monde entier, est très intéressante et comprend un grand nombre de pièces que l'on n'a pas souvent l'occasion de voir, comme d'énormes lentilles, des maquettes, des documents d'époque... Elle retrace l'histoire de la construction des phares, l'avancée des techniques, la vie des hommes y travaillant, etc. En particulier, une carte interactive indiquant la position des phares en France à une date précise, avec leur portée, est tout à fait bluffante : en allumant progressivement les phares qui se construisent principalement entre le XIXe et le XXe siècles, on découvre petit à petit tout le littoral de la France qui s'éclaire progressivement. Au début, il est difficile de bien distinguer les côtes, alors que la carte d'aujourd'hui permet de retracer très précisément tout le contour, comme si ce n'était qu'une simple ligne de lumière, et non des petits points éparpillés le long des côtes.

Au cours de la visite, il est possible de découvrir de nombreux rapprochements avec les avancées des techniques montrées lors des expositions universelles. Notamment, il est mentionné la construction et le rayonnement, sur la place du Trocadéro, en 1848, du Dépôt des phares de Paris, dans lequel ont été effectuées une grande majorité des recherches sur les phares, comme la mise au point des lentilles de Fresnel . Le bâtiment était surmonté d'un vrai phare, en plein Paris... Ce bâtiment a été détruit dans l'indifférence générale... en 1992 ! Donc hier...

Dépot des phares de ParisDépot des phares de Paris

Ces photos proviennent du site Etats des lieux , où je vous invite à faire un tour pour y découvrir d'autres photos de ce monument et d'autres phares

C'est aussi à l'exposition universelle de Londres de 1862 que fut présenté le projet du phare Amédée, construit intégralement en métal et destiné à la Nouvelle Calédonie. Son frère jumeau a d'ailleurs été assemblé sur les lieux de l'exposition universelle de 1867 à Paris, avant d'être installé dans les Côtes d'Armor en 1868 puis détruit en 1944...

Exposition universelle de 1864

L'exposition universelle de 1867 avec le phare, à gauche
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

Phare AmédéePhare Amédée
La construction du phare à l'expo universelle de 1867, et la maquette présentée à l'occasion de l'expo de Londres de 1862, et présente actuellement à l'exposition des phares au Trocadéro

Conçu par Léonce Reynaud et construit par François Rigolet, ce phare de 52 mètres de haut est une véritable prouesse en 1865 (date de son assemblage sur le site définitif), soit plus de 20 ans avant la Tour Eiffel... On doit à François Rigolet, dont les ateliers étaient situés du côté des buttes Chaumont, le jardin d'hiver des Champs Élysées (1847) et les bains de mer de Dieppe. On aura sans doute l'occasion de revenir sur le premier, qui est un précurseur des constructions monumentales françaises des expositions universelles.

Ce phare est aujourd'hui un des seuls au monde de cette taille à être construit en métal (il y a aussi le phare néerlandais Lange Jaap). Certes l'emploi du fer n'est pas la meilleure idée pour la construction des phares, pour des raisons évidentes de corrosion, mais il était assez fréquent de construire à cette époque des phares en fer dans les colonies, où les matériaux traditionnels sont parfois trop coûteux à mettre en oeuvre.

Phare Amédée

Le phare Amédée, aujourd'hui, sur l'ilôt Amédée (photo Wikimedia)

Phare Amédée

(photo Eustaquio Santimano - CC BY 2.0)

Phare Amédée

(photo Eustaquio Santimano - CC BY 2.0)

livre Le Phare Amédée

Pour ceux qui sont intéressés par l'exposition sur les phares, dépêchez-vous, c'est jusqu'au 4 novembre 2012 :
Site du Musée de la marine

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le phare Amédée, je vous conseille ce livre, Le phare Amédée , de Vincent Guigueno et Valérie Vattier, aux éditions Points de vue. Richement illustré, bourré de photos, de cartes et de documents d'époque, et comprenant pleins d'infos sur ce phare en particulier, mais aussi l'histoire des phares en général, l'expo de 1867, et le Dépôt des phares, c'est une véritable référence.

16 octobre 2011

Expositions universelles : dimensions comparées des palais

Ca fait déjà un certain temps que je travaille dessus et il y aura encore des améliorations à venir, mais voici déjà une première version d'un plan où sont placés, vus de dessus, différents bâtiments des expositions universelles, à la même échelle, afin de pouvoir faire une comparaison de leur taille au sol. La seconde image indique, à titre de comparaison, les dimensions de deux des plus grands bâtiments actuels : le Pentagone aux USA et le Palais du Parlement de Bucarest commandé par Ceausescu, en Roumanie.
(Cliquez sur les images pour en voir les tailles plus grandes.)

Plan comparé des bâtiments des expo universelles

Plan comparé des bâtiments des expo universelles

On y voit un certain nombre de constructions dont on a déjà parlé, et quelques autres nouvelles (New-York, Chicago, Dublin) :
- 1851 : le Crystal Palace de Londres, une des plus grosses constructions éphémères, et le précurseur de bien d'autres bâtiments monumentaux
- 1853 : le Crystal Palace de Dublin pour la Great Industrial Exhibition
- 1853 : le Crystal Palace de New York pour la Exhibition of the Industry of All Nations
- 1855 : le Palais de l'Industrie
- 1855 : la galerie des machines, sans conteste la plus longue construction bâtie pour une expo universelle
- 1867 : le Palais Omnibus, qui détrône largement tous ses concurrents à l'époque
- 1878 : le Palais du Trocadéo, un peu "étranger" à cette comparaison puisqu'il ne s'agit pas vraiment d'une construction "éphémère", en fer forgé et constitué des galeries/verrières propres aux autres constructions. Mais c'est pour se faire une idée
- 1878 : le Palais du Champ-de-Mars, nouveau record, monstre énorme dans lequel toutes les autres constructions pourraient rentrer, peut-etre à l'exception du Palais Omnibus, légèrement plus large
- 1889 : la Tour Eiffel, Ovni dans cette comparaison puisque ses dimensions au sol ne font pas honneur à sa hauteur
- 1889 : la galerie des machines, avec sa très large portée et ses piétements extrêmement fins. On y reviendra plus tard
- 1893 : le Manufactures and Liberal arts building de l'expo de Chicago, expo qui contenait un grand nombre de pavillons et "petites" constructions, mais relativement peu de vastes bâtiments, excepté celui-ci dont j'ai trouvé pour le moment relativement peu d'indications. Il est vaste, mais avec une superficie légèrement plus faible que celle du Palais Omnibus
- 1900 : le Grand Palais, seule construction de l'expo de 1900 à être assez monumentale (les autres sont essentiellement des juxtapositions de pavillons et galeries enchevêtrées difficiles à scinder), à peine plus grand que le Palais de l'industrie

On se rend compte à quel point certaines constructions sont toutes petites en comparaison d'autres. En se promenant dans Paris, on peut se montrer subjugué par la taille du Grand Palais, dont on peut voir la grande verrière sur les ponts de la Seine presque jusqu'au Pont Neuf. Ce Grand Palais paraît bien petit face à certains autres. Bien entendu, la renommée d'une construction ne se fait pas uniquement par ses dimensions ;) Et certaines énormes constructions sont des réussites architecturales bien plus médiocres que certaines plus petites, mais cette comparaison a quand même le mérite d'aider à s'imaginer les bâtiments les uns à côté des autres, voir à côté de bâtiments modernes comme le Pentagone, à peine plus grand que le Palais Omnibus...

Cette étude sera sans aucun doute étoffée par la suite (quelques approximations à réduire, et j'envisage de faire la même chose sur la hauteur des batiments ce qui pourrait être également constructif).

En attendant, voici une seconde version qui donne une vision différente de la chose. Des codes couleur y indiquent les constructions datant de la même époque ; les bâtiments français sont en bas, les étrangers en haut.

Plan comparé des bâtiments des expo universelles

08 octobre 2011

Exposition universelle de 1867 : premiers pas

L'exposition universelle de 1867 s'est tenue à Paris du 1er avril au 30 novembre, réunissant plus de 50 000 participants pour près de 15 millions de visiteurs.
Pour éviter les erreurs de 1855 (palais trop petit, superficie exigue, accessibilté...), on décida d'édifier un grand palais sur le Champ-de-Mars, qui s'étendait en ce temps sur 46 hectares et appartenait à l'armée. Il s'agissait donc de construire grand, éphémère, sur un seul étage, pouvant réunir de nombreux exposants. Car l'exposition de 1867, qui fait suite à la seconde de Londres en 1862, cherche à représenter toutes les cultures du monde, tous les savoir-faire, des techniques industrielles chères au XIXe siècle à l'art en général. Les "architectures d'exposition" vont se développer, mêlant tant les constructions gigantesques que l'introduction de multiples "pavillons" apportés par chaque pays exposants, et censés révéler leur culture et leurs connaissances.

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus
Vue générale de l'exposition universelle de 1867

L'exposition reprend des constructions de 1855, en particulier le Palais de l'industrie, mais le coeur de l'expo se déroule sur le Champ-de-Mars.

Exposition universelle 1867 Palais de l'Industrie
Le Palais de l'Industrie en 1867
La cérémonie de remise des médailles
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

Au centre du Champ-de-Mars, le Palais Omnibus. C'est la première construction "gigantesque" réalisée à Paris pour les expositions universelles. De forme ovoïde (plus exactement deux demi-cercles et un rectangle central), il était constitué de 5 galeries concentriques, un jardin central, et un vaste portique extérieur ("le promenoir") permettant la promenade des visiteurs, et qui n'est pas sans rappeler la structure de l'actuel Stade de France à Saint-Denis.

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus  Stade de France
Portique extérieur du Palais Omnibus (à gauche), et Stade de France (à droite)

Conçu par Frédéric Le Play et construit par l'ingénieur Jean-Baptiste Krantz et l'architecte Léopold Hardy, ses dimensions étaient de 380 mètres par 495, pour une superficie totale d'exposition de près de 156 000 m² (15,5 hectares) ! A titre de comparaison, le Crystal Palace de Londres faisait 70 000 m², le Palais de l'Industrie, 20 000, et le Grand Palais, 13 500...
Il aura fallu 6 millions de rivets pour tenir les 135 000 tonnes de l'édifice, pour un coût total de 11,7 millions de francs (la Tour Eiffel fait 10 000 tonnes, pour 2,5 millions de rivets et 18 000 pièces, et a coûté 7,8 millions de francs).

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus
Vue des toits du Palais Omnibus

Exposition universelle 1867 Plans de 1867 et d'aujourd'hui superposés
Plans de 1867 et d'aujourd'hui, superposés

Chaque galerie concentrique présentait des pièces d'un même domaine d'activité ; par ailleurs, les pays se partageaient des parts de gateaux de l'édifice. Ainsi, il était possible de visiter un même pays en se promenant dans le Palais de l'extérieur vers l'intérieur, ou de visiter un même domaine d'activité, tous pays confondus, en parcourant les galeries dans leur longueur.
Tout le confort était là (enfin, eau et gaz) via un vaste réseau souterrain et de nombreux robinets d'eau et de becs de gaz.

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus
Plan du Palais Omnibus avec les zones des différents pays représentés

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus
Intérieur du Palais (Arts usuels, Autriche)

En plus du Palais Omnibus, l'exposition s'étendait sur le reste du parc du Champ-de-Mars, contenant d'autres galeries mais aussi et surtout de nombreux pavillons représentant différents pays, notamment la Russie, un des invités d'honneur, avec son village russe.

Exposition universelle 1867 Vue générale
Vue générale du parc et du Palais Omnibus
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

Exposition universelle 1867 Village russe
Vue sur le village russe

Exposition universelle 1867 Pavillon de la Prusse
Pavillon de la Prusse
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

Exposition universelle 1867 Parc et Palais Omnibus
Vue du parc

Exposition universelle 1867 Pavillon de l'Empereur
Pavillon de l'Empereur

Exposition universelle 1867 Vue sur le bâtiment abritant le concours des horticulteurs
Vue sur le bâtiment abritant le concours des horticulteurs

Ce concept de pavillon fut ensuite repris dans toutes les expositions suivantes, avec de plus en plus de surenchère architecturale et décorative. Les différents pays y amenaient leur palais en kit et l'installaient sur place, pour y faire découvrir leurs meilleurs spécialités. En particulier, ce sont souvent ces pavillons qui résisteront au temps, redémontés après l'expo et remontés ensuite un peu plus loin. Nous y reviendrons un jour, mais on peut déjà dire que de cette expo de 1867, il n'y a guère que les isbas russes qui ont survécu pour venir s'installer à Saint-Cloud ou dans le 16e arrondissement de Paris, et le Palais du Bardo, ancien pavillon de Tunis, qui fut reconstruit dans le parc Montsouris pour être définitivement détruit par un incendie en 1991 !
On trouvait également dans le parc de nombreux restaurants où on pouvait déguster toutes les spécialités étrangères, des attractions, ainsi que des salles de repos, des crèches, des fauteuils roulants mis à disposition... La superficie totale du terrain était de 46 hectares, comparés aux 17 hectares actuels du Champ-de-Mars...
En ce qui concerne l'installation de ces pavillons et le déplacement de délégations de pays lointains, une anecdote émouvante à propos d'un exposant japonais peut être lue ici.
Enfin, j'essayerai de trouver plus d'information sur l'existence d'un aquarium dans ce parc, "la grotte de l'aquarium dans le jardin réservé", aquarium apparemment d'eau douce, dont on peut trouver quelques photos çà et là. Il ne s'agirait bien entendu par de l'aquarium du Trocadéro (construit pour la prochaine exposition universelle), mais les deux se ressembleraient avec leur décor rocaille.

Exposition universelle 1867 Grotte de l'aquarium dans le jardin réservé
Grotte de l'aquarium dans le jardin réservé
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

A la fin de l'exposition, tout fut démonté ou détruit, et il reste aujourd'hui peut de choses de cette expo de 1867, à part quelques pavillons et quelques statues. Du Palais Omnibus, rien, pas même une petite place dans la mémoire des parisiens ou des français (il n'y a même pas d'article Wikipedia dessus !). Mais on trouve encore un certain nombre de photos ; en particulier, une exposition en 2008 à la Conciergerie en présentait, et on peut les revoir dans le livre de l'expo, Paris et ses expositions universelles. Je mettrai à jour prochainement les différentes sources utilisées pour ce blog, ainsi que les références des ouvrages comme celui-ci.

Exposition universelle 1867 Vue d'ensemble
Vue d'ensemble
© LL / Roger-Viollet. www.parisenimages.fr

02 septembre 2011

Image du jour : Le Palais Omnibus de l'expo de 1867

Exposition universelle 1867 Palais Omnibus
Exposition universelle de 1867 : le Palais Omnibus
(ingénieur Jean-Baptiste Krantz et architecte Léopold Hardy)